Que celui qui n’a jamais conduit avec un verre de trop me jette la première pierre. Qui n’a jamais « oublié » de mettre un préservatif avec une sublime inconnue? Pourquoi ces images? Parce qu’à tout moment de notre vie moderne nous sommes dans le déni du risque. Vous voulez d’autres exemples? Passer trop près de la côte avec un gros bateau. Construire une centrale nucléaire dans une zone de tsunami. Confier ses photos de vacances à un site pirate, avoir tous ses emails sur un système gratuit type hotmail ou cloud. Laisser le wifi dans sa chambre, téléphoner à s’en chauffer le cerveau..
Je me souviendrai toujours de la règle dictée par mon père quand j’investi en bourse pour la première fois: « combien tu peux perdre? » Ce qui voulait dire, tu prends des risques, tu les mesures et tu payes le prix en connaissance de cause. Mais aujourd’hui qui paye le prix des erreurs? Il a une forme de déresponsabilisation entre le « too big to fail » et « le virtuel » où de toutes façons on avait bien profité du système.
La frontière entre ceux qui ont un aversion au risque, et ceux qui le pratiquent chaque jour se creuse de plus en plus, au risque de ne plus se comprendre, tiraillé entre le low cost et le all inclusive, entre la fidélité à son entreprise et à des besoins de compétences multiples entre le besoin de nourrir tout le monde et de ne pas maîtriser l’Amarante de palmer…
Le luxe étant encore un secteur en expansion, notamment dans les BRIC, et tout le monde veut sa part de gâteau. Industriels banquiers voulant 15% par an, ex-cadres méritants qui créent, rachètent leur marques. Chaque année voit l’apparition de nouvelles marques, on se croirait au Sentier dans les années 80. Sauf que dans le prêt à porter au bout de deux saisons, c’était soit la réussite soit la faillite. Dans le luxe c’est beaucoup mieux du fait des cycles de vies du produit. On a le temps de créer des gammes, une promesse de marque (en déterrant des archives ou en créant un concept). Certains sont donc en train de créer des marques virtuelles: belles collections, très beau site internet, le plein de fans sur facebook, génie du créateur qui a ré-inventé le ressort de barillet…ou qui a retrouvé une belle endormie…
Reste à voir si les ventes et le réseau de distribution vont suivre. Car plus fort que la distribution réelle dans des points de vente, je ne connais pas… Les wholesalers sont surstockés et vendent « des marques », pas des produits… les grandes maisons ne pensent qu’au retail…Un exemple simple : vous avez tous vu les bracelets à mémoire de forme que les ados et enfants se sont arrachés l’année dernière. Rien sur le net pourtant, car le vrai buzz, il était dans la rue.
D’ailleurs pourquoi vouloir à tout prix faire du luxe avec une histoire et un passé revu et régurgité? Aujourd’hui, vu l’impatience des investisseurs, pourquoi leur promettre des plans à cinq ans qu’ils ne regardent pas de toutes façons….Je me résume donc, soit vous mettez la main sur 100 ans minimum d’histoire et vous êtes partis pour concurrencer les plus grands avec tous les risques que cela comporte, mais surtout pouvoir investir 5 millions de promotion par marché…. soit vous créez de l’éphémère hyper disruptif et créatif quitte à disparaître dès l’hiver venu. Bien sûr les gammes de prix, les clients ne sont pas les mêmes. Vos équipes non plus, mais c’est un peu la différence entre le théatre et le cinéma, même si à la fin il faut remplir la salle.
2012, sera l’année de la loose pour pas mal de ces marques virtuelles, qui sont juste « une de plus » ou qui n’ont pas les moyens de promouvoir, distribuer leur produits. Le net est peut être excellent pour les chanteurs, humoristes qui se lancent mais à part sur SecondLife je n’ai pas encore vu de marque se créer qu’en ayant un beau site web et des fans sur les réseaux sociaux. Endettées ou avec à leur tête les fondateurs qui ne savent pas passer la main, 2012 va faire leur mal.
Qui veut encore payer le prix fort? L’autre soir sur Facebook, j’assistais en direct live au trip d’un célèbre journaliste parti en Avion pour Zurich, d’où il prit un Taxi pour Neuchâtel, afin de dormir dans le plus hôtel de la ville, aux frais de « —– » (la marque horlogère a été cachée pour protéger le coupable) A peu près 600 Francs Suisses plus tard le voilà répondant que « oui cela se retrouvera dans le prix de la montre », n’en jetez plus!!! Bien sûr que des boutiques monomarques ayant pignon sur des emplacements AAA dans toutes les villes du monde, vous le payez aussi. La communication qui vous a permis de connaître cette marque vaut bien sûr un peu d’argent aussi, mais là je dis stop! Même si ce journaliste ne parlera plus jamais de « ma » marque il est temps de payer le prix juste, quitte à me pas avoir la montre iconique / star / people / valeur sûre, de financer la saison sportive du CEO ou le festival du film de zoute le chmok. Ok, ainsi vous êtes un mécène, une part de l’histoire mais n’y a t-il pas d’autres moyens pour en être?
Lors de Munich time j’ai rencontré certains visiteurs (une minorité sur les 12 000 visiteurs) venus de toute l’Europe pour « rencontrer les gens des marques et discuter avec eux ». Ces mêmes visiteurs avaient des marques au poignet dont je n’avais jamais entendu parler, comme ils n’avaient eux, jamais eu vent de l’existence de la marque pour laquelle je travaille… Entre ces deux extrêmes il doit bien y avoir quelque chose non? La recette? Prendre le temps, il vous le rendra.
Is it still possible to have value for money? A few days ago I followed on Facebook the trip of a well known journalist going from zurich airport to a 4 star Neuchatel Hotel by…taxi at the expense of the watch brand who invited him. (670 USD) So I say stop. For sure he will never speak again about « my » brand but for how many people a part of the dream will be vanished?I don’t want to pay this taxi trip, all those AAA boutique location in city hearts, it is too much. I will look for unknown brands who are doing well and giving value for Money, it will be in a way my connoisseur choice.
Quoi de similaire en la Husqy 400 vue chez Bohmans et sa réinterprétation par la marque? D’ailleurs y avait-il vraiment un rapport entre la Trimph black matt et le bitza utilisé dans La Grande Evasion?
A force de puiser dans le vintage et l’évocation, on finit par tomber dans le piège classique de la création. Ainsi, souvent je me suis fait entendre par les créatifs, « vous les commerciaux, vous faites vos prévisions avec un rétroviseur », donc juste en articulant les chiffres de succès passés et tentant de les reproduire. Est-ce donc pour cela qu’aujourd’hui nous sommes encore et toujours dans le vintage? Greffer sur une marque, comme Zenith par exemple des concepts disruptifs et innovants n’a pas « marché », car quel est le lien entre un passé glorieux et un nouveau concept? Regardez Rolex et Panerai, rien ne change… il n’y a aucun lien manquant…Les grandes marques devraient être celles qui prennent des risques, qui créent quite à disparaître en cas d’échec (ce fut presque le cas de Porsche avec ses 924 et 928…revenu à la vie avec des des 911 et sous segment de 911 premium; ou sur grosse roues, ou berline) mais gérées par des pros de la finance et des FMCG, ce n’est pas le cas.
Entre les yaourt « vachement bon » et le luxe plus de différence… enfin, il n’est plus nécessaire d’être su sérail pour gérer des marques de luxe, bien au contraire, alors vive le mass market appliqué au luxe et au premium !?
Hey hey, quel concept Marketing! Ce slogan ne sort pas des cerveaux d’équipes de jeunes loups du marketing, mais du coeur d’un horloger, grand collectionneur thématique (chut) qui a enfin ouvert une boutique à Montreux. Même si faut toujours prendre rendez-vous, il y a enfin une adresse où voir des merveilles. Ici rien que du « sûr », du « tout bon » au pedrigree clair. Les amateurs apprécieront ici quelques merveilles, dont une Tornek Rayville et de sublimes chronographes et montres de plongées bien loin des canons de beauté retro/néo-classiques qui tentent nos amis chinois et les marchés émergents. Des montres d’hommes!
What a more clear marketing concept, mens, their watches and exploits. Look at this great collection of watches. If you want to see more and discover a real passionate of watches, visit the new shop of Jean-Louis Fabris in Montreux. Avenue Nestlé 2.
Bon été à tous, voici quelques liens pour vous et vous seulement. Histoire de faire chauffer vos tablettes (numériques) à la plage. Hey there happy endless summer to everybody, find here some fresh links for your tablets.
http://www.dimitricoste.blogspot.com/ on any sunday forever, cool and smart guy…
www.largeur.com to feel smart http://www.devonworks.com/#/timepieces/imagery/6 cool watches http://www.michelaudiard.com/accueil.htm pour les dialogues http://www.thecoolhunter.net/ to save money and paper
http://tomchristopher-art.com/ my favorite painter, http://www.lorenzofernandez.com/ my next dream http://www.jacquesolivar.com/ I like Elyse http://www.lebigusa.com/videos/la-chute-de-reed-a-millville.html la sainte gamelle de l’année http://backstage.marvinwatches.com/2011/05/25/have-you-heard-marvin-and-colette-are-now-an-item/ je blogue aussi ailleurs… http://www.jamiroquai.com/video;vid/26 live abbey road http://www.attali.com/actualite/blog the brain http://www.positioner.com/en/13/portfolio.aspx if you stay at the office, discover legendary hotels
Profitez bien de l’été avant le mega crack de la dette en septembre (et dire qu’on a eu mal en 2008, là c’est la bonne) donc pour une indication de la date….restez branchés sur http://www.kitco.com/charts/livegold.html je vais apprendre le barter et à faire des jus de fruits. Take care and spend a good summer, be ready for barter after the next crisis
Vous êtes google ou Facebook? Les deux? Alors vous êtes en plein paradoxe face à l’intensité du temps. Partagé entre l’exploration (de la première page, après c’est une véritable aventure..) et le partage/surveillance avec vos « amis ».
De votre naissance à votre mort, vous êtes pris dans un paradoxe total, vivre le moment tout en construisant un futur. Vous voudriez vous développer dans le long terme, mais l’urgence et la volonté d’instantané priment. C’est maintenant et tout de suite car de toutes façons une crise viendra bien vite balayer vos économies, voir vous irradier à coup d’ondes de votre mobile ou de déchets nucléaires, vite remplacés par le concombre masqué dans les médias omnibulés par un fait (divers) par semaine et le matraquant à l’envi.
Fini la lecture du dictionnaire, la tablette numérique est au milieu des convives « si jamais » on a besoin de références, comme le sel et le poivre.
Le Big Brother promis n’existe pas, nous alimentons nous mêmes le Big Other avec notre propre contenu. Pourtant nous voulons créer du lien, avec tous les réseaux sociaux. Faute d’être nomade pour de bon, nous le sommes au travers des objets et de notre existence numérique.
Le nomadisme a inventé le capitalisme, et si un fait majeur (un accident mondialisé) venait à nous déconnecter du web ou à réduire drastiquement nos déplacements, en serions nous rendus au troc? D’ailleurs, avez-vous un plan de secours déjà prêt?

http://www.watches-and-friends.com/
Ca y est c’est reparti! Eric Othenin Girard a finalisé son programme pour 2011, et je dois dire que cela commence très fort : une rencontre avec Jean-Marc Wiederrecht! Mais aussi Conférences, visite de manufactures, visites des salons horlogers, démontage et (peut être, ahaha) remontage d’un mouvement….Breguet, Mille, Jaeger, Omega et bien d’autres encore. Yes! Je m’inscris aujourd’hui.
Thanks Eric Othenin Girard, Watches and Friends is ready with a impressive 2011 program. Let’s enroll today, for only 300 chf a year, you will have the possibility to meet watches legends. http://www.watches-and-friends.com/
Le musée de la mode, voilà le piège de toute marque de haute couture. Il faut croire que les horlogers, voulant s’adapter à des marchés « pas matures » ont pillé les archives et re-créé un musée de l’horlogerie à Bâle cette année. Mais à part de Bethune et sa géniale coque de Iphone, personne n’a vraiment réféchi sur la gestuelle, les tics liés à l’heure et au changement d’attitude autour des objets nomades. La montre reste pour l’intant au poignet.
Alors un peu déçu par le manque de révolution, mes coups de coeur de ce Bâle 2011 se sont portés vers la poésie, l’émotion. Emerveillé de voir le temps suspendu par le génial JM Wiederrecht, une montre Hermès qui pendant un moment, ne décompte plus le temps, car le seul luxe c’est le temps donné sans compter. « Enervé » et ému par la 1f4 de Dominique Loiseau car plus que les rotor géniaux, les multiples complications de cette répétition minute, c’est le système très ingénieux de cornes réversibles qui m’a laissé sans voix…. mais pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt? Faut-il être dans la haute horlogerie avec deux montres par an pour penser à une solution si simple? http://www.manufacture-loiseau.ch Enfin, ravi par et fan des montres March LA.B, ovnis lifstyle vintage avec une équipe élégante et différente comme on aimerait en voir plus dans l’horlogerie. http://www.march-lab.com/site/
Bâle 2011? Au delà des évocations et hommages, pillages d’archives, il y avait sur quelques stands … du temps pour les autres, du bon sens, du bon goût lifestyle, de l’ingéniosité: du luxe.