L’horlogerie est devenue un produit de consommation comme les autres
Mercredi 8 avril 2009
Après des années où on nous a fait croire que sortie du magasin notre montre deviendrait un objet patrimonial ou de spéculation, on se rend compte que seules quelques rares vraies manufatures sont épargnées; non pas par la crise mais par le fait que désormais une montre est un objet de grande consommation comme les autres. La preuve? Tout le monde copie tout le monde et notamment les design de Gerald Genta légendaires; des marques perdent leur ADN pour satisfaire les marchés émergents; d’autres se lançent dans des ré-éditions qui ne valent pas les originales. Alors quelle solution? Revenir aux marchés de passionnés d’avant les années 90?.. Le réseau de distribution n’est plus adapté, la taille des manufactures non plus. Faire de la technique à tout prix sans retour sur investissement? Une voie intéressante me semble ouverte avec la collaboration entre des horlogers innovants et talentueux et de grandes maisons en manque de savoir faire interne comme dans le cas de Chaumet et Alfiéri. Comme aux grandes époques ou de riches clients de Ferrari faisaient appel à des carrossiers. C’est peut être le signal du retour du vrai luxe. Mais rien ne sera de toutes façons comme avant; désormais il faut considérer sa montre comme du consommable car rares seront celles qui fonctionneront encore dans 50 ans et d’ici là 50% des marques connues aujourd’hui auront disparues. Il est temps de réfléchir à ce que l’on offre au client car c’est lui le plus important. Time to move, watches are no longer an investment or a patrimonial asset, but just consumer goods, it’s time to think about giving value to the consumer.