« Ceci n’est pas une montre » c’est un coucou.

Apple Watch VSQuelle déception, l’Apple watch n’est pas une montre. (pourquoi ne pas se joindre au florilège des commentateurs n’ayant pas eu l’objet en mains). Mais qu’est-ce donc? Téléphone déporté, montre de poche connectée, outil d’ultra-surveillance personnel pour obtenir des remises sur son contrat d’assurance?

J’attendais la nouvelle Swatch, nous avons une Slyde abordable.  Déçu par le design, pas aussi belle qu’une Ikepod, ressemblant à une Nike du siècle dernier, Braun a nourri le design de Apple depuis des années mais là c’est un peu la panne et si tout est ingénieux c’est du déjà vu. La première réaction est de se dire que ce n’était pas la peine de recruter tous ces cadors du luxe et du premium pour en arriver là, que les montres de luxe peuvent dormir tranquilles sur leur spiral, que l’Apple watch est pas sexy, pas réparable. Ou alors on a vraiment rien compris?

Quelles opportunités, l’Apple watch était attendue comme une montre, (ronde pour ceux comme moi qui ne possèdent aucun objet Apple) elle est peut être une porte ouverte à un autre monde. On a remplacé le héros du mythe Apple (Steve J) par des cerveaux qui visent celui des fans de la marque, prêts à acheter n’importe quel produit brandé Apple, (entre 1 et 2 millions de personnes) ensuite ceux qui vont s’approprier la montre avec les applications encore à développer, les pros qui l’utiliseront comme talkie walkie dans les soirées, dans les rayons pour checker les stocks, on espère que c’est l’usage qui va faire l’objet. 1000 morceaux dans la poche, le Ipod a tiré sa révérence, car désormais tout est dans le cloud, plus besoin d’emporter avec soi ses bagages numériques, il faut juste un outil une tool watch, comme dans les années 50…

Et si Apple avait appelé sa prothèse de poignet « une montre » juste pour préempter un territoire marketing propice, un reliquat barbare, qui permet de voyager avec le temps sur soi. Éreinter les montres bracelets comme ils avaient reinventé le walkman? En attendant de voir ce que sera vraiment l’avenir de la montre bracelet des gen Y…

Une montre au poignet c’est le maximum, sous peine d’être ridicule. La gen Y ne porte peu ou pas de montres, et si l’Apple watch était la leur? Avec cette montre on pourra faire des centaines de choses qu’une Touch ou une Suunto ne peuvent offrir puis viendra le temps où on payera avec, et là si je gérais une banque, je tremblerais déjà vu le nombre de coordonnées bancaires que doit détenir Apple.

Loin du monoproduit disponible en deux couleurs, pas du tout « think different », cette montre n’est pas lancée 30% plus chère que ses concurrents comme l’était l’Iphone, ainsi beaucoup de mythes de la marque tombent… est-ce gagner du temps avant une vraie invention?

Le plus fort c’est d’appeler cet objet, ce coucou,  une montre, belle leçon de squatting.  Ou d’ebranding.

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