La dilution des ADN, DNA dilution

Baselworld 16 de-connected of ADN

Bâle 2016, 100 ans d’histoire. Et la foire devint la plus grande présentation presse (horlogère) du monde. c’est tout? Non aussi ce fut le tombeau des ADN.

La plupart des marques présentes ont au mieux environ 50 ans d’histoire (de succès) mais je ne parierai pas sur les 50 prochaines.  Car entre celles tentées par la drague ridicule aux hispsters/ »riders », celle qui s’associe au concurrent de la pomme, celle qui tente de rattraper le temps perdu en scellant des alliances en silicone loin de la watch Valley, c’est la perte ou la dilution des ADN.

Quoi? Je ne fais pas comme ceux qui, enfin, sont en train de retourner leur veste, adoubant en faim les montres connectées, après les avoir moquées (mais si le champion Suisse de la veste réversible s’y met, il faut suivre ou bien?) Non je pense toujours qu’elles sont des coucous pas Suisse, faisant leur nid dans ceux des autres.

Je ne rentrerai pas dans le débat de savoir si il faut un mouvement et des aiguilles dans une montre, un logiciel et un écran sur une prothèse de poignet, car inévitablement le segment 500 – 1500 euros vit son inadaptation au marché et c’est le segment 150 – 300 euros qui rafle la mise, avec des marques que vous voyez partout ou dont vous n’avez jamais entendu parler. (Daniel Wellington, Larsson and Jennings)

Bâle 2016 restera pour moi une grande joie, comme d’habitude pour tout amoureux des montres et de l’horlogerie. Mais aussi la preuve que cela reste un monde à part, coupé des réalités, des tendances, des besoins de la cible, de l’évolution de tout ce qui gravite autour. Tout comme de belles voitures de sport, les belles montres font encore rêver, même si à la fin on achète une voiture électrique.

Dans mon village, il y avait l’usine Mossant, qui manufacturait des chapeaux, cette usine a comme beaucoup d’autres dans le monde, fermé du jour au lendemain, de par la perte d’usage. (essayez de rentrer dans votre auto avec un couvre chef sur la tête, il tombe) La casquette, certes a sur-vécue en se transformant, mais plus personne ne porte de chapeau. Sur 1600 marques à Bâle, combien demain?

Tout cela me fait penser aux marques de modes avalées par leur licences parfums…On va chercher des compétences en dehors du mythe fondateur, du rêve initiatique et on perd son âme en simplifiant l’ADN en codes de marque. L’horlogerie est trop compliquée ( à comprendre) et les discussions tourbillonantes de bac à sablier sur les V12 Anglais, Français, Allemands ennuient la jeunesse qui veut du minimalisme, aussi rationnelle que cinq CDD et stages enchaînés avec le pouvoir d’achat qui va avec. (mais qui est un potentiel client de demain).

Regardez le club Med, il a su changer avec ses clients (les enfants des clients originels ) cela s’appelle le Mama Shelter (oups, ce n’est plus le club med, mais bien la même ADN).

ADN dilution was the (unconscious or tentative) motto of this 2016 Baselword. It was so strange so see so many journalists, bloggers, pretend web-specialists trying to get something from brands.

Buyers and trendsetters were looking for THE novelty but didn’t find it. Wacthmaking is lost far from external trends and influence, so on 1600 brands at Basel this year how many alive in ten years?

As a conclusion, it is tough to break the DNA, and as Mama Shleter operating hotels with the original DNA of club med, it is now another story with childrens of early consumers enjoying core/past DNA in another company. Anyway, Baselword gave me joy again.

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