La fin du luxe, retour aux sources. (dernière partie)

eloge-des-valeurs-de-la-lenteur-et-du-luxeConnaissez-vous  l’histoire du cantonnier heureux de Fernand Raynaud, « Les airelles sont des fruits très délicats….// Vous, vous ne pouvez pas en manger à Paris parce que ça ne supporte pas le voyage »

Et si c’était cela le luxe, se découvrir soi même des artisans à qui vous ne payez que le prix juste pour un produit rare et peu distribué?

Qui entendu parler d’Oblica, huile d’Olive Bio de Croatie récoltée à la main sur des arbres jamais traités, qui a goûté le Chocolat Robert de Madagascar, les macarons d’Anne Marchetti?

Le luxe pour tout le monde, c’est pas du luxe. L’anecdote racontée par Business Montres est à ce sens édifiante : un grand patron d’un très grand groupe de luxe présentait à un très -très riche Chinois une parure de haute joaillerie à 5 millions et se fit entendre (vu le streching de la marque) : « puis-je offrir à mon épouse la même marque que porte ma secrétaire? » No comment + problème d’echelle de valeur. (meta marque ou dilution de l’uber brand?)

Le luxe ne va pas disparaître, il va continuer à se développer, mais sera de moins en moins visible, moins frime, moins ridiculement bling, finalement comme l’est Hermès. Comme l’était il a dix ans Patek, comme le sont certaines marques pas encore côtées en bourse, et qui ne le seront peut être d’ailleurs jamais.

Des marques loin des triptiques sur insta, des emoticiones sur snap, du léché sur FB et U-tube, loin du image/image/image/marketing pour tenter de ressembler à une marque de luxe, innondant la jeunesse d’instants tanés déjà rassis au delà du premier scroll down.

Les marques de luxe seront perdues entre d’un côté les futures alliances inter ou hors groupe, (image, technologique) et de l’autre le sens, l’usage devenus obligatoires pour les nouveaux acteurs-clients.  Ces marques vont disparaître ou trop croître. De nouveaux produit vont ré-apparaître (tiens les macarons). Non le style ne va pas mourrir sous la data, le sens et l’usage. Aussi les micro-marques lancées sur ulule qui vendent le meilleur pull du monde annoncent juste le retour de l’épicier et la mort programmée des grands mall à l’offre uniformisée. Et l’expérience ne va pas remplacer le conseil du vendeur (une expérience peut ne laisser aucune trace).

Le dernier luxe ne sera pas l’immortalité, mais du temps réel de conscience de sa présence sur terre loin de l’urgence. Le luxe sera peut-être le dernier endroit non politiquement correct où les valeurs de chaucun pourront s’exprimer.

Alors? Arrêtez de crouler sous la conne-ction, les flux et reflux. Soyez curieux hors du mainstream, prenez des risques dans vos choix. Respectez vos valeurs, soyez bio plutôt que Mosanto. ( choisissez votre camp : Porsche ou Ferrari, Japonaises ou Italiennes pour les motos, bien ou beau-coup) Accumulez des souvenirs plutôt que des objets.

Ainsi,  prenons volontairement un exemple : regardez le Puy du Fou, l’équation: passion, bénévoles, histoire, valeurs, régional, souvenirs en plus de l’expérience ….égal le meilleur parc d’attractions du monde. Une vraie leçon de marketing.

Le vrai luxe, c’est un verre d’eau dans le désert. Donc du temps.

 

Ce contenu a été publié dans Blog, avec comme mot(s)-clé(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.