Les marques virtuelles. Virtual Brands

Le luxe étant encore un secteur en expansion, notamment dans les BRIC, et tout le monde veut sa part de gâteau. Industriels banquiers voulant 15% par an, ex-cadres méritants qui créent, rachètent leur marques. Chaque année voit l’apparition de nouvelles marques, on se croirait au Sentier dans les années 80. Sauf que dans le prêt à porter au bout de deux saisons, c’était soit la réussite soit la faillite. Dans le luxe c’est beaucoup mieux du fait des cycles de vies du produit. On a le temps de créer des gammes, une promesse de marque (en déterrant des archives ou en créant un concept).  Certains  sont donc en train de créer des marques virtuelles: belles collections, très beau site internet, le plein de fans sur facebook, génie du créateur qui a ré-inventé le ressort de barillet…ou qui a retrouvé une belle endormie…

Reste à voir si les ventes et le réseau de distribution vont suivre.  Car plus fort que la distribution réelle dans des points de vente, je ne connais pas… Les wholesalers sont surstockés et vendent « des marques », pas des produits… les grandes maisons ne pensent qu’au retail…Un exemple simple : vous avez tous vu les bracelets à mémoire de forme que les ados et enfants se sont arrachés l’année dernière. Rien sur  le net pourtant, car le vrai buzz, il était dans la rue.

D’ailleurs pourquoi vouloir à tout prix faire du luxe avec une histoire et un passé revu et régurgité? Aujourd’hui, vu l’impatience des investisseurs, pourquoi leur promettre des plans à cinq ans qu’ils ne regardent pas de toutes façons….Je me résume donc, soit vous mettez la main sur 100 ans minimum d’histoire et vous êtes partis pour concurrencer les plus grands avec tous les risques que cela comporte, mais surtout pouvoir investir 5 millions de promotion par marché…. soit vous créez de l’éphémère hyper disruptif et créatif quitte à disparaître dès l’hiver venu. Bien sûr les gammes de prix, les clients ne sont pas les mêmes. Vos équipes non plus, mais c’est un peu la différence entre le théatre et le cinéma, même si à la fin il faut remplir la salle.

2012, sera l’année de la loose pour pas mal de ces marques virtuelles, qui sont juste « une de plus » ou qui n’ont pas les moyens de promouvoir, distribuer leur produits. Le net est peut être excellent pour les chanteurs, humoristes qui se lancent mais à part sur SecondLife je n’ai pas encore vu de marque se créer qu’en ayant un beau site web et des fans sur les réseaux sociaux. Endettées ou avec à leur tête les fondateurs qui ne savent pas passer la main,  2012 va faire leur mal.

Ce contenu a été publié dans Blog. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

2 réponses à Les marques virtuelles. Virtual Brands

  1. Olivier dit :

    Vous faîtes référence à Sam and Rod?

  2. Marc dit :

    These small brands are going nowhere. Usually badly managed and shareholders with totally unrealistic expectations.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *