Le musée de la mode, voilà le piège de toute marque de haute couture. Il faut croire que les horlogers, voulant s’adapter à des marchés « pas matures » ont pillé les archives et re-créé un musée de l’horlogerie à Bâle cette année. Mais à part de Bethune et sa géniale coque de Iphone, personne n’a vraiment réféchi sur la gestuelle, les tics liés à l’heure et au changement d’attitude autour des objets nomades. La montre reste pour l’intant au poignet.
Alors un peu déçu par le manque de révolution, mes coups de coeur de ce Bâle 2011 se sont portés vers la poésie, l’émotion. Emerveillé de voir le temps suspendu par le génial JM Wiederrecht, une montre Hermès qui pendant un moment, ne décompte plus le temps, car le seul luxe c’est le temps donné sans compter. « Enervé » et ému par la 1f4 de Dominique Loiseau car plus que les rotor géniaux, les multiples complications de cette répétition minute, c’est le système très ingénieux de cornes réversibles qui m’a laissé sans voix…. mais pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt? Faut-il être dans la haute horlogerie avec deux montres par an pour penser à une solution si simple? http://www.manufacture-loiseau.ch Enfin, ravi par et fan des montres March LA.B, ovnis lifstyle vintage avec une équipe élégante et différente comme on aimerait en voir plus dans l’horlogerie. http://www.march-lab.com/site/
Bâle 2011? Au delà des évocations et hommages, pillages d’archives, il y avait sur quelques stands … du temps pour les autres, du bon sens, du bon goût lifestyle, de l’ingéniosité: du luxe.









