Le moule est cassé

« On ne devrait jamais quitter Montauban ». je me le dis souvent depuis un an, mais Paris vaut bien une messe. Je suis un enfant de la télé, j’ai grandi avec Casimir et Goldorak. Kick me faisait rêver, mais je me suis pris les années 81 en plein dans la tête. Ce n’est que maintenant, 30 ans après que je comprends ce que veut dire « se prendre un semi ». Cette expression utilisée par ceux qui ne supportent pas le dopage…va bien à une génération, la mienne.

On nous a gavé d’écoles de commerce, les jeunes femmes voulaient devenir directrice de la communication ou du marketing et nous par galanterie faire du commerce international mais sans apprendre les incoterms (il y avait des BTS pour cela).

On nous a vendu un modèle cassé, basé sur le modèle élitaire des grandes écoles type ENA et polytechnique, ou au mieux HEC. Combien de collègues me disent aujourd’hui qu’on leur reproche 25 ans après de ne pas avoir fait HEC, ou de ne pas avoir des noms assez prestigieux sur leur CV pour flatter l’égo dilaté de leur futur patron. Que les groupes de luxe changent trois fois de nom en dix ans, que les industriels soient désormais sans usine, que les individus qui ont fait du Made in France leur fortune demande une autre nationalité, voilà ce à quoi on a voulu nous préparer?

Cela fait trente ans que les gagnants facile font rêver, c’est pas glorieux. Cela fait trente ans que l’on pas vu cinq années glorieuses.

Cela fait 10 ans que je vois les sur-diplomés issus d’Erasmus racheter leur chaussette et se barrer à Londres ou plus loin encore. Cette génération des « je veux je prends » existe bel bien toujours chez nous aussi, mais elle n’a pas de diplômes, elle a des raquettes (des Kalash AK 47) et a depuis longtemps cessé de monter au braquo laissant cela aux nouveaux pauvres venus d’Europe de l’Est.

Nous, on s’est fait avoir, on a rêvé devant Culture Pub, on y a cru malgré la perte de sens et la dislocation progressive des valeurs républicaines. Mais là comment les jeunes peuvent-ils donc encore rêver?

J’ai un seul conseil, choisissez un boss étranger, il vous donnera votre chance. ou partez loin, histoire de voir comme malgré tout, la vie est douce ici. Faites l’école de la vie, sans diplôme car regardez nos vrais créateurs de valeurs des années numériques, ils ne sont pas issu du moule élitiste.

Do we have a business school able to create real « entrepreuneur ». All the old classic way to train the people is a bit old fashioned, as the economics conditions have drastically changed. So move and work abroad, and do not forget that you will only have you deserve.

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Le story telling est mort, vive le storyliving®

Autant le dire toute de suite, j’aurais aimé inventer ce terme. Fini le temps où l’on racontait des histoires,  en exhumant des archives, en faisant des hommages aux morts et se créant des légendes « urbaines ».  Les promesses de marque dans le style de : « depuis 1888 » ou encore « la plus vieille maison de fil à couper le beurre de la place du marché », cela ne marche plus.

Pourquoi ce « il était une fois  » pour adulte ne fait plus recette? Car même Lenovo a retrouvé la photo du garage de ses débuts? Non, simplement par ce que si une génération a cru a toutes les histoires racontées par les marques au point d’en devenir des perroquets savants, (le temps d’avoir les moyens de se les offrir) la multiplication de l’offre, l’accroissement des réseaux de distribution pour ne pas dire leur banalisation; le rajeunissement de la cible ont bouleversé les règles.

Je m’explique : les marques doivent être human kind et intéresser leur cible sur leur action réelle. La promesse de marque doit prouver qu’elle existe. Les valeurs doivent avoir une preuve tangible.

Le contexte et les supports on changé aussi, la prise de parole échappe aux marques, il nous reste donc que le « tout tout de suite », plus le temps de se raconter des histoires, il faut les vivre et le faire partager sur FB, Insta,  The Fancy et autres médias d’images, car plus personne ne poursuit les stars en scooter comme dans la Dolce Vita, c’est devenu ringard quand on les a sur son écran, étoiles filantes, « contenu » disparaissant d’un tweet. L’internaute survole, la superficie totale de son territoire d’affinités sans pour autant entrer dans les détails.

Mais c’est quoi alors le story living? C’est négocier un chèque à une association contre 30 minutes de tennis contre Roger F, ou autre « expérience »?   Ne plus avoir pour 7 000 euros de fleurs dans sa suite mais pour 3 000 euros de ballons gonflés à l’hydrogène?  Recevoir un des 100 casques de chantier collector logotisés pour visiter les travaux du Ritz? Même Ferrari l’a compris, ses berlinettes sont faites pour être conduites 30 minutes. Le temps d’une expérience.

Aussi, pour éviter que le story telling mal ficelé pour pète au nez, le story telling évangélise plus durablement et efficacement en créant des ambassadeurs… mais pour cela  il faut donc échanger, partager, parler avec quelqu’un, en live, créer du lien.  (Storyliving : crédit Bertrand Biard)

Storytelling is dead, it’s time to live, to share real experience and to create sense. Brands should be human kind, promote and demonstrate their value acting, living.

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Basel 2013, même pas « déçu en bien ».

Pour prendre du plaisir je suis allé à la « messe » Baselworld et j’ai été déçu. On nous avait tellement promis de grandes choses pour ce nouveau salon que tout y semble étriqué, mal réorganisé. Seul le hall 1.1 est majestueux, avec Hermès en grand gagnant, le seul stand où il y a « un grand geste » avec de la transparence, de l’espace. Car omnibulés à se faire énormes et grands  stands les marques ne nous laissent pas respirer. Langages désuets, thèmes éculés (écrans géants et voiture de sport), économies sur les matériaux et le mobilier à cause des surfaces doublées, il faut se diriger vers Citizen !? pour retrouver  de l’émotion et de la poésie.  Swarovski dans sa forteresse a compris qu’il fallait arrondir les angles, ne pas paraître trop agressif.

Restent les montres et les bijoux, mais je laisse les pros en parler, il y a lors de ce salon tellement de bruit que cela tue les mélodies. Tous ces signaux, le manque de promesse, font que la fin d’un cycle est proche.(prix, distribution, marques leader, storytelling). Parfois c’est encore plus étrange, on tourne les pages d’un livre historique et on nous raconte une autre histoire, la tête dans les étoiles. Le trou dans le ciel de Herzog et de Meuron ne nous a pas encore livré toute sa signification.

La petite pancarte d’une grand marque de maroquinerie tenue a bout de bras par une jeune femme à l’extérieur du hall 1  fait sourire. Toutefois certains vont très loin dans le détail, comme chez H où le commercial commande votre lunch sur son Ipad, pour ne pas rajouter « de bruit ». Ici on ne doit rien au hasard…

Restent aussi toute la profession du monde entier présente au même endroit au même moment, restez un matin à 9 heures devant l’entrée du hall 1 et cela vaut la montée des marches du festival de Cannes avec en plus vos amis et clients.

This year I was really deceived by Baselworld, after all the promises, you cannot breath and enjoy the show at 1.1. The display and brand choice in Hall 1 and 2 is not perfect. Next year will be better, but this is the end of storytelling. Thanks god all friends were there and it is the most important.

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HNWI et nouveaux riches (les consommateurs riches)

Que sont les nouveaux riches? Par définition -très large-, ce sont des individus devenus riches…de leur vivants…sans avoir hérité. Parvenu ferait presque moins péjoratif que ce terme souvent utilisé pour distinguer les nouveaux consommateurs du luxe ou d’autres biens matériels. De tous temps il y a eu des nouveaux riches, moqués par l’establishment, que cela soit après les guerres, les révolutions industrielles ou technologiques et autres crises. Mais ceux que l’on désigne ainsi sont souvent issus de deux catégories, que que soit leur mauvais ou bon goût, les nouveaux riches et les consommateurs riches.

Les NR issus de la création de valeur autour de l’entreprise qu’ils ont créée. (bulle internet, finance) Ceux là n’avaient pas de biens mobiliers ou immobiliers avant de devenir riches, ils en ont acquis mais constituent un patrimoine à transmettre (de préférence en Belgique et à Londres?) Les CR qui n’ont que leur salaire hors norme ou d’énormes primes (des traders par exemple), et qui eux ont le temps ou l’obligation de voyager. Ces derniers sont de gros consommateurs et font le bonheur des hôtels spa, restaurants et marques de luxe internationales. Pendant que les nouveaux pauvres se gavent de télé-réalité, les CR eux dépensent dans ce qu’ils pensent être patrimonial : montres, IT bags, bijoux. Là ou le NR constitue et diversifie son patrimoine, devenant ainsi un HNWI, (30 millions de USD d’assets) le CR se gave de marques logotisées, d’objets susceptibles de voir leur côte monter. (devenant dès leur achats très peu liquides et perdant au moins 30% de leur valeur)

On ne s’adresse pas de la même manière aux NR et aux CR, en simplifiant, des HNWI qui achètent de l’immobilier, de l’art, des montres, du vin, de la joaillerie et des voitures anciennes, fonctionnent à la passion, les consommateurs riches à l’identification, via des monoproduits identifiables. Ne vous moquez plus, ils sont vos clients.

Et les autres? Les vieilles fortunes? Il fuient les lieux investis par les NR et CR (St Trop, Courch) car le rapport qualité prix /prestation n’y est plus optimum. Mais continuent de consommer. Rassurez vous.

Never say again new richs, in fact there are two subgroups, the HNWI and the consumer rich, as the vast majority of the luxury consumer are from this groups and are growing each year.

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L’ère du désenchantement

Après tant d’années j’ai retrouvé Paris mais aussi la France. Rien n’a changé ou presque. Elites fuyantes, crottes des canidés à gogo dans les rues, Parisiens qui aboient avant de vous parler mais aussi cet humour typiquement Frouze qui m’avait tant manqué.

Un ancien centre du monde toujours aussi beau.  Toutefois on sent que l’humeur n’y est plus, que la perte de valeurs ne fait plus croire en l’avenir. « Les jeunes » ne se projettent plus dans une carrière ou dans des cycles longs, ils ont compris que rien ne durait. Je ne vais pas faire de parallèle entre 1913 et 2013 avec crise financière non réglée, notre pays en guerre de manière si soudaine, mais c’est comme si tout ce que nous avions construit depuis l’Europe Fédérale de Monnet n’avait pas réussi.  Notre modèle est cassé, mais on s’accroche à un confort bien agréable qui ne crée plus de valeur.

Même les vitrines de noël font peur. « Les personnages ont l’air méchant » disait un enfant il y a un mois, et ses parents de lui dire « que c’était beaucoup plus féérique avant ».

Revenons en au luxe, c’est plus futile même si parfois la guerre que se livrent les grands de ce secteur ne se cantonne pas aux tribunaux et à des montées agressives au capital. Je regarde souvent les vitrines du plus grand groupe de luxe au monde, démonstratives et puissantes. Un peu à la mode Zara mais avec des moyens 10 fois plus importants. La mise en scène, la narration, sont à l’échelle de la taille des magasins, mais aussi du discours de la marque.

Les singes qui nous dévoilent leur anatomie sont à la fois un pied de nez magistral et aussi d’un décalage total avec l’image censée être projetée par Hermès. Posez-vous 15 minutes devant chaque vitrine est vous verrez que la plus photographiée n’est pas celle que l’on croit.

D’un côté, puissance, de l’autre auto-dérision, poésie. Un peu comme la communication, pour l’un au travers d’icônes, stars, puissants, mis en scène autour du monde. Qui a dit que les icônes étaient finies, que le testimonial ne marchait plus, quand ces VRP de luxe vous poussent à ne pas vous détourner de marques tant exposées, portées, contrefaites et qui en restent pourtant désirables bien qu’en voie de Cardinisation.

De l’autre, un univers sans stars, sans réellement de produits. Pas besoin de repères, juste une autre approche du temps. Le rêve n’est pas mort, 2013 est notre dernière chance de sauver l’avenir de nos enfants.

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Lausanne je t’aime

La plupart des Parisiens/ Frouzes qui débarquent à Lausanne n’ont qu’une envie: la quitter. Six ans après, je suis toujours amoureux de cette ville qui ne m’aura pas livré tous ses secrets. Des musées d’envergure internationale, quelques temples de la musique électronique, une vie résolument tournée vers le lac, ou les stations de ski toutes proches… Ou Encore des paysages à couper le souffle, une atmosphère internationale, une population polie et courtoise, un défilé permanent de voitures de rêves, et bien sûr la watch valley et un aéroport international à 45 minutes. Même si je te quitte Lausanne, que tous les Suisses Romands me disent que j’ai un accent Français….tu resteras à jamais comme un rêve…alors hommage!

Le Bar Tabac, le spot boboland de la rue du midi. Pour du champagne pas cher, rencontrer la vrai jeunesse Lausannoise, pas la BSL, observer le flegme du patron. Plus vrai et moins fabriqué que le café de Grancy et des avenues.

Il y a ceux qui sont LP et ceux qui n’aiment que la terrasse du BRP (Lausanne Palace VS Beaurivage Palace) Je fais partie de ceux qui aiment le cadre suranné du BRP, au milieu des exilés fiscaux, que je préfère aux marchand d’armes.

Et bien sûr, il y a l’adresse secrète, que de toutes façons sa localisation préserve de la mode. Ici on ne vient pas pour parader, car courant d’airs, la rue, le trafic, trois tables qui se battent en duel et une atmosphère pas très carte postale ne vous y incitent pas. Non ici, pas d’impression soleil levant, « juste » la cuisine Thaï qui est sublime. Pla-Tu-Thong, rue César Roux.

Au bon vin. A Onnens. Ici c’est toute la Suisse dans sa splendeur, comme une image, mais pas juste une image. Dans un village typique du canton de « Neuch », un one man show qui dure depuis des années, avec en toile de fond des gramophones, un plancher qui craque et un patron qui vous engueule…Ici, on mange la meilleure saucisse à rôtir du monde…avec un voyage dans le temps…. c’était cela la France il y a 40 ans?

Le Lavaux avec la terrasse du baron Tavernier, le seul endroit qui vous fait douter que Lausanne a la meilleure école hôtelière du monde tant le service (le quoi?), l’accueil sont déplorables, reste la vue, façon cinque terre. La vue, vous pouvez avoir la même depuis les bancs publics du village d’Epesses….

Ma plage, la plage de Lutry.

Les Lambretta de monsieur René Pittet à Pully. RIP. Les shops de Jean-Louis Fabris, belles et rares montres 20ème et d’Henrich, l’Horloger de la Cité, belles vintages pas chères. La vue depuis mon appart.

La dernière goutte, l’adresse dénichée très tôt par mon épouse, pour laquelle les marchands vont m’en vouloir de la donner, Karen, 11 Chemin de Montolivet pour son mobilier 20ième.

All my friends, I will miss you but : »Don’t let yourself get attached to anything you are not willing to walk out on in 30 seconds flat if you spot the heat around the corner. » (Heat Michael Mann)

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Le 20 ème est mort, comme ses antiquaires

Nous avions Leleu, Adnet, Prouvé, Wabbes, que nous apportera cette fin de 20ème et ce début de 21ème siècle? A bien y regarder ici et là quelques antiquaires tentent bien de nous refiler des chaises Costes de Stark, mais franchement, à part les stocker pour les ressortir dans cinquante ans, ont-elles un intérêt? Ce se sont pas les fabricants Français qui auront marqué leur époque même si des écuries entières de designers ont été recrutés. A part un ou deux, ils sont trop conceptuels, trop loin des besoins « ikeaisés » des nouveaux transumers (consommateurs en transit), aucune pièce iconique ne s’est imposée ces dernières années. Au contraire, on nous réédite Saarinen et Perriand.

Je reste émerveillé par les images des magazines, par les leaflets des promoteurs immobiliers qui nous posent une Egg Chair et une LC4 pour meubler un intérieur standardisé que la plupart d’entre nous croient reconnaître sans les connaître. Ainsi on duplique dans les grandes surfaces du meuble une ambiance en achetant des copies génériques et des faux « hommages ». Comme ailleurs, plus de classe moyenne…donc du luxe ou du produit à usage unique!

Je me souviens de mon enfance Pif gadget où chaque semaine réservait une vente aux enchères qui serait aujourd’hui quasi exceptionnelle, où il y avait plus d’antiquaires et de brocanteurs que de vendeurs de téléphones mobiles dans une ville (si, si). C’est fini, vive le mélaminé et le montage free style!

Reste une tradition Suisse qui tend à disparaître: les encombrants. Plusieurs fois par an, on voit les habitants sortir leur vieux meubles, et ainsi raconter une histoire, bien vite balayé par le ballet des chercheurs de trésors, armés de leur lampe de poche, laissant sur leur trouvailles une vigie dans l’attente de la voiture qui enlèvera les objets. Les autres, moins professionnels se limitent à leur quartier. Reste que si l’on est rapide, organisé et surtout…..persévérant…on peut encore faire des trouvailles, la preuve ici en photo.

A part ces vestiges du passé, mobilité aidant, le meuble est devenu fonction, déco, et à part une table pour poser un ordinateur et quelques chaises, que laisserons nous à nos enfants? Un Ipad? Pas du mobilier en tous cas.

In the past it was quite normal to find good furniture in the houses, The twentieth century was the one of Le Corbusier, Eames. The fact is now we only have re-édition of iconic pieces. The market is simple: desmonstrative pieces for collector and nothing for the mass, to equip the transumers life, like Thonet did. Mobile people, consumers in transit just buy what they need to live and then the question is : what are we going to legate to your children? An Ipad?

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Le patrimoine vivant.

Zilli. Avez vous déjà entendu ce nom? Pour ceux qui connaissent cette marque, elle est synonyme de qualité extrême, d’exclusivité. Jeune adolescent, je m’étais rendu avec mon père dans un magasin Lyonnais de cuirs et peaux qui liquidait son stock. M Schimmel  accordait de grosses remises à une condition: visiter l’usine de son fils Alain. Tenant parole, nous y rencontrâmes un homme que rien ne prédestinait à fabriquer des vêtements de luxe.

Au vu de son cursus, une carrière de grand fonctionnaire l’attendait mais atavisme ou passion, Zilli a fait son bout de chemin. Il y a bien longtemps que je ne fréquente plus les boutiques ou l’usine de Lyon Vaise (les prix….de la qualité) mais dans une armoire, j’ai un petit blouson marron que je ne jetterai jamais.

Pourquoi vous raconter cette histoire digne d’un blog de fashionista? Par ce que le made in France est vivant, que les petites maisons de luxe inconnues existent encore, que la finance n’a pas encore tout avalé. Et aussi parce que l’avenir est là, d’un coté des mastodontes mondiaux faits de dette ou de gros profits, d’alliances, de mise à mort de sous traitants…. et de l’autre de petites maisons auto financées qui avancent sans jet privé, sans phénomènes de modes. Hermès, Lalique, et quelques autres encore….

Regardez aussi http://www.brunellocucinelli.it Ici bien que la laine vienne d’Asie (le cachemire) elle a une vraie traçabilité et les salaires de tout de monde sont décents. Acheter ces marque vous pouvez faire le choix entre « sponsoriser » des familles Européennes,  la restauration du village Italien de Solomeo ou sinon en en achetant d’autres plus bling payer un jet privé à un grand patron. (cela dit, il y a aussi des familles derrière les jets et yacht de luxe). De plus en plus, je pense que nous devrons consommer aussi avec notre tête et notre cœur.

Le vrai luxe? Travailler pour une entreprise qui fabrique; qui manufacture dans votre pays, qui respecte vos valeurs. C’est ce luxe que je m’offre depuis peu.

What is the ultimate luxury? To have time and exclusive objects, far away from mass market. May be your never heard of Zilli, but if you want to buy the high end French luxury, it’s here! Zilli is a family run business, not under the pressure of stockmarkets and with eyes and hearth dedicated to quality. In this time of acceleration and globalisation, the last real luxury is to take the time… Check also Brunello Cucinelli, and may be you will contribute to the conservation of European Patrimony instead of paying a new jet to a financial fashion company by making the goods buying choices. Real Luxury is to work in a field you love and in line with your beliefs and values.

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Mad Men ADN, élégant et stylé.

Coup de cœur pour March Lab, différent et élégantissime.

Quand on est une petite marque, pas facile de prendre le lead et de faire parler de soi. Pour exister dans les médias, il faut des millions..

Ce qu’à Réalisé March-Lab il y a quelques semaines est « juste » énorme. Je ne doute pas qu’une grosse marque va copier le concept quitte à y investir de gros moyens mais faudra-t-il encore avoir l’élégance et la classe de le faire aussi bien.

Le concept est simple : inviter clients, amis, journalistes et prospects à un event de golf. Quoi ? Encore du golf ? Oui mais plutôt un concours d’élégance façon années 50. Regardez les photos, le ton est donné autour de l’ADN Mad Men de la marque, entre le chic suranné de Biarritz, une des villes d’ancrage de la marque et un concours d’élégance sur le green, façon années 50.

Très surpris de voir que tout le monde a joué le jeu, mais aussi rassuré me disant que le beau, l’élégance chic sans ostentation ne demande qu’à ressurgir et vivre. Chapeau March !

When you are a small brand without big means, it is sometime difficult to innovate in term of communication. March Lab did well with its vintage / elegance contest Golf tournament a few week ago and I am sure that a big brand will copy soon the concept. More than words let’s the pictures speak!

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Les « nouveaux » marchands de montres vintage

Il y a encore quelques années, quand on voulait acheter une montre vintage, il n’y avait que peu de choix : les enchères, les marchands et la micro vitrine de montres d’occasion de son horloger. Si celle-ci a disparu au profit d’internet, le métier s’est aussi grandement professionnalisé. Et cela peut, malgré les différences de prix entre internet et une boutique vintage, fonctionner à merveille. Un détaillant Parisien, qui distribue Omega, Breitling et Zenith me confiait dernièrement qu’en temps de crise les ventes étaient meilleures dans son magasin Vintage que dans son shop de montres neuves. Plus facile de vendre une Frecchionne qu’une montre pré-distribuée par le marketing des marques, pour laquelle il faudra de toute façon faire une remise.

Dans ce contexte, certains sont depuis des années spécialisés dans une marque, comme WatchClub à Londres, d’autres deviennent référents comme Crésus en province, certains se spécialisent dans le neuf d’occasion comme Laurenti à Rome et même si c’est en Asie, notamment HK et Taiwan que l’on fait les plus belles affaires, souvent les boutiques ont un petit air de 47ème rue de New York et on a pas toujours confiance.

Si l’on veut bloquer le curseur de la confiance et de l’expertise au plus haut niveau, c’est chez Antoine de Macedo que vous devez aller, dans sa nouvelle boutique de la rue Madame. Trois fois plus grande que l’ancienne, elle recèle toutes les icônes et pièces rares qu’un amateur peut rêver d’acheter. La décoration est superbe, et exprime les goûts assurés de son propriétaire.

Après plus de 25 ans passés dans la boutique du 46 de la même rue cet horloger Parisien a ouvert son vaisseau Amiral de plus de 250 mètres carrés près de Saint Sulpice, en plein boboland. Dans cette magnifique boutique d’Angle, beaucoup de beaux objets bien sûr, notamment une atmos murale encastrée qui donne le ton dès votre arrivée.

Ceux qui ont connu l’ancienne boutique décorée de Breuer et de Swan Jacobsen ne seront pas surpris mais ici on ressent beaucoup d’ancrages, de valeurs et détails horlogers dans la décoration simple et patrimoniale de ce lieu qui donne l’impression que la boutique a toujours été là. Rolex Sub double rouge, GMT et 5513 à la patine de rêve, Tudor Monte Carlo, tous les classiques objets du désir, et d’autres plus élitistes ou rares sont là.

De l’extérieur, on peut observer le travail des deux horlogers, tout comme le travail d’une dame qui confectionne sur place des bracelets sur mesure, ou encore un étrange aquarium qui donne l’heure.

Même la place laissée à l’administration vaut le détour avec des meubles de fournituristes et des layettes, établis d’horlogers….

Vous pourrez même pousser un peu plus loin en allant vers le Jardin du Luxembourg et au numéro 45 de la rue madame, découvrir « la galerie » d’ADM où est actuellement exposé March Lab. Juste à coté, au 43 la boutique d’un autre horloger, François, qui vaut plus qu’un détour, au milieu d’objets du temps étranges et rares.

If you find the ultimate vintage watches address in Paris, just go to new Antoine de Macedo new boutique, rue Madame near the iconic bobo brand APC.

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